Faute de tropiques, les Suisses investissent dans les bateaux, rupture de stocks chez certains fabricants et revendeurs

Le marché du nautisme semble épargné par la crise actuelle. La clientèle suisse achète massivement des bateaux, alors même que la crise du Covid touche de nombreux secteurs. Tour d’horizon d’un secteur qui a le vent en poupe.

Le marché du nautisme semble épargné par la crise actuelle

Depuis plus d’un an, les voyages sont compliqués. Pour de nombreux·ses Suisse·sse·s, les vacances 2020 se sont déroulées au pays. Selon une enquête du TCS publiée le 11 février dernier, 44% des personnes interrogées sont parties en vacances dans une destination helvétique en 2020, et 33% ne sont pas parties, contre respectivement 25 et 16% en 2019. Evidemment, le coronavirus, avec le risque sanitaire, les restrictions réglementaires de voyages ou encore les incertitudes économiques ont largement déterminé ces choix.

Cependant, la Suisse constitue également un fantastique terrain de jeux, de découvertes et de loisirs, y compris pour celles et ceux qui la connaissent déjà et y vivent. Si les montagnes accaparent souvent l’attention des observateurs, la Suisse est aussi le pays des lacs: de Thoune à Neuchâtel et de Morat à Lucerne en passant par Romanshorn, les plans d’eau helvétiques drainent en toutes saisons des baigneurs, plongeurs, apnéistes, adeptes du paddle ou de la planche à voile…

Et parmi ces « lacustres » figurent les adeptes du nautisme. A fin septembre 2020, selon les chiffres de l’association des services de navigation, les 26 cantons suisses enregistraient 97’532 bateaux détenus par des Suisse·sse·s ou des résidents. Près des deux tiers de cette flotte consiste en bateaux à moteurs (63’258 unités), avec également une forte présence de bateaux à voile, motorisés (16’004) ou non (11’804), le reste étant constitué de bateaux à rames, de bateaux de passagers ou de bateaux de transport de marchandises,…

Rupture de stocks pour fabricants et revendeurs

l’année 2020 a vu le marché des bateaux privés connaître une croissance très forte.

Or, l’année 2020 a vu le marché des bateaux privés connaître une croissance très forte. Une tendance qui n’est certes pas nouvelle, car le nombre de bateaux à moteurs a par exemple augmenté de 7% entre 2000 et 2020, selon les chiffres de l’Office fédérale des statistiques (OFS). Toutefois, le millésime 2020 se distingue par un dynamisme accru. Un phénomène constaté par Balthazar Witzig, fondateur et dirigeant de Genevaboats: «Beaucoup de locaux ont passé leur permis bateau l’an dernier, et ont redécouvert leur région,… et la vente de bateaux a explosé. Pour la première fois, les marques à succès sont en rupture de stock: c’est un vrai changement de paradigme».

Habituellement, c’est le vendeur qui est en position de demandeur pour concrétiser une commande avec un client. Mais l’an dernier ce sont les acheteurs qui ont prié pour pouvoir concrétiser leur achat.

Et cette hausse, qui a démarré au sortir du printemps 2020, se poursuit aujourd’hui. Ainsi, Cobalt, une marque américaine qui produit 2000 à 2500 bateaux par an, se retrouve submergée cette année avec plus de 3500 commandes: le système de vendeurs ne permet plus de passer commande en espérant recevoir son bateau dans l’année civile, alors que d’habitude il est encore possible de passer commande en janvier pour avoir son bateau en mai.

Un constat partagé par Christian Wipfli, patron de Poseidon & Co et organisateur du Salon nautique du Léman à Genève chaque année: «Sur le Léman, il y a beaucoup de demande et plus de stocks. Soit des gens ont déjà commandé voici plusieurs mois et ils peuvent espérer recevoir leur bateau d’ici cet été, soit les commandes sont passées aujourd’hui et il y a jusqu’à une année de délai avant livraison. C’est une situation inouïe sur le marché et qui pose des problèmes à des chantiers navals locaux: ils ressentent la difficulté de ne pas pouvoir répondre à la demande de leurs clients, car ils n’ont plus de stocks mais ils ont quand même des charges de personnel, de loyers et autres». Phénomène accentué par une priorisation de la part des constructeurs: «Certains importateurs ont vu leurs commandes annulées et les marques de bateaux ont préféré prioriser les commandes fermes de clients par rapport aux revendeurs».

la tendance est aux bateaux qui permettent de faire de la glisse (wakeboard notamment)

Cette hausse très forte d’un marché global réserve-t-elle des différences quand on se penche sur les différentes catégories de bateaux? «Dans le motonautisme, la tendance est aux bateaux qui permettent de faire de la glisse (wakeboard notamment).

Des bateaux plus classiques voient leurs chiffres augmenter moins vite», distingue Christian Wipfli. Un engouement confirmé par le patron de Genevaboats: «Le wakesurf s’est aussi beaucoup développé ces derniers mois. La marque Malibu a sorti deux excellents bateaux pour ça, et en une semaine les dates de livraisons prévues pour les unités commandées se sont décalées d’un mois et demi».

Augmentation de la taille des bateaux

Au-delà de bateaux destinés à des usages spécifiques, le marché monte également en gamme à tous points de vue: dimensions, motorisations, rayon d’action,… «Ce qui est incroyable c’est la taille des bateaux. Les yachts de 17m sont en train de se standardiser. La taille moyenne des bateaux était de 6 à 8m voici deux ou trois ans.

Et on a maintenant des unités bien plus importantes qui deviennent très courantes», constate Balthazar Witzig. Un accroissement de la taille moyenne des bateaux que constate également Christian Wipfli. Mais selon lui, plus encore que les conséquences des mesures liées à la pandémie, cela s’explique par l’agrandissement effectué au niveau des places d’amarrage par la Société nautique de Genève (SNG), qui offre depuis la fin de l’été 2020 pas moins de 1000 places d’amarrage, soit 400 de plus que jusqu’alors, dont certaines pour des bateaux pouvant mesurer jusqu’à 24m. «L’agrandissement de la SNG permet l’agrandissement de taille de certains bateaux alors que leurs dimensions étaient réduites jusque-là, c’est mécanique», résume Christian Wipfli.

Grâce à ces nouvelles infrastructures, la SNG se positionne plus que jamais comme le lieu de l’excellence en matière de nautisme sur le Léman. Un chantier qui plus est achevé avec plusieurs mois d’avance sur le planning, malgré, dans sa phase finale, les restrictions liées à la pandémie. «Une expérience exceptionnelle et une opportunité rare pour tous les acteurs impliqués dans la réalisation des nouvelles infrastructures portuaires», se réjouit Pierre Girod, président de la SNG.

Une réussite en termes d’infrastructure nautique qui permet donc à de plus grands bateaux de fendre les eaux du Léman et d’y élire domicile. De quoi donner aussi des perspectives aux divers acteurs du secteur. «C’est l’ensemble de la profession qui va bénéficier de l’accroissement du nombre de bateaux, et notamment des plus grands d’entre eux. Un élément assez parlant, ce sont les voileries, car c’est du consommable. Après un certain nombre de saisons, on doit changer les voiles. Idem pour les moteurs du motonautisme. Mais ça va de l’assureur au sellier en passant par les chantiers navals», note Christian Wipfli. Lequel ajoute cependant que «pour leur entretien, les plus grands bateaux devront sans doute aller à Vidy sur les chantiers CGN afin de sortir de l’eau. Et l’accès dans la plupart des ports autre que Genève ne leur sera pas possible».

Tensions sur les places d’amarrage

A la faveur de cette croissance du marché, on assiste donc à un renouvellement des flottes sur le Léman. Un nombre croissant de bateaux à motorisation électrique notamment arrivent sur le lac franco-suisse, mais aussi sur l’ensemble des plans d’eau helvétiques. «A la Société nautique de Genève, l’installation à la faveur des travaux terminés voici quelques mois d’un chargeur rapide constitue un vrai plus, dont profitent des marques spécialisées sur ce créneau comme GreenLine, dont les ventes sont en très forte croissance», constate Balthazar Witzig.

Cependant, ce renouvellement reste freiné par certains facteurs. «Le problème en Suisse c’est que les places ne sont pas assez chères. Cette affirmation peut paraître étonnante mais si on analyse, elles sont trop chères pour ce qu’elles offrent (un raccordement électrique est trop rarement proposé), mais pas si chères par rapport au niveau de vie: quand on a une place à 1000 francs l’année, on la garde. Si on compare avec le littoral français de la Méditerranée, une place coûte 5000 francs par an, et on ne la garde pas si on a une épave».

Un ESPADON sur le Léman

Face aux difficultés à agrandir les ports et à augmenter le nombre de places d’amarrage, les autorités genevoises, vaudoises et valaisannes ont plutôt tendance à chercher à se débarrasser des épaves en incitant les propriétaires à lâcher les places. Mais sans coercition. D’où un nombre important d’embarcations qui se délabrent année après année dans certains ports.

Pour les nouveaux détenteurs d’un bateau, acheté ces derniers mois à la faveur de la situation actuelle, cela signifie-t-il qu’il est illusoire d’espérer une place dans un port? «Les professionnels ont toujours moyen de trouver des places. Les gens qui achètent des bateaux d’occasion ont davantage de difficultés», admet Christian Wipfli. A Genève, la liste d’attente est unique, sur Vaud il y a une liste par port. Dans la cité de Calvin, il faut compter dix ans d’attente pour avoir une place. «C’est un coût modique: cela nécessite d’envoyer une lettre par année, pas davantage. Il faut par contre s’y prendre à l’avance quand on a le projet d’acquérir un bateau».

Un constat partagé par Balthazar Witzig: «Les listes d’attente ont dû s’allonger d’autant plus pour les places de port. Les acheteurs ont remplacé les anciennes embarcations. Soit les bateaux anciens partent en revente à l’étranger, soit dans les ports il y a beaucoup de vieux bateaux âgés de 20 ou 30 ans, car le système de roulement n’est pas optimisé (quand on achète le bateau avec une place, on est obligé de garder le bateau pendant deux ans)». Et de rappeler qu’après la SNG, les seuls projets avancés concernent Celigny et Founex. «Mais les agrandissements ne sont pas tellement dans la stratégie des communes et des cantons, surtout pour raisons écologiques», précise-t-il. Après l’engorgement chez les vendeurs, c’est l’engorgement dans les ports et surtout sur leurs listes d’attente qui va s’accentuer dans les années à venir.

Source : Boat24/pjm

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