2022 ..Un permis bateau plus rapide et plus sérieux !: ce qui change quand vous passez l’examen

Chaque année, près de 100 000 Français tentent d’obtenir le permis bateau, officiellement dénommé « plaisance option côtière ». Depuis le 1er juin 2022, l’examen théorique est modifié et des mesures ont été prises pour accélérer les délais de passage, jugés trop longs, de l’examen en question. Un mois après, qu’en est-il ?

« Durcir » les conditions d’examen mais aussi mettre en place des centres agréés. Telles sont les mesures prises par (feu) le ministère de la Mer, remplacé depuis par un secrétariat d’État et qui est entrée en vigueur depuis le 1er juin 2022

Devant le nombre toujours plus important de candidats au permis plaisance, (plus de 97 000 permis par an), le ministère de la Mer a décidé de confier l’organisation et la surveillance de l’examen théorique à des organismes privés, sous contrat avec l’État dans le cadre d’un marché public. Ces organismes sont indépendants des établissements de formation dits « bateaux école ». 

Le « privé » garant de l’examen

La Poste, Dekra, SGS (objectif code) et Bureau Veritas (CodeN’Go) sont désormais, comme pour le permis de conduire automobile, centres d’examen.

Cette nouveauté satisfait les « bateaux école ». En témoigne Yann Héricourt,  formateur agréé pour le permis côtier, hauturier, fluvial, radio CRR et coaching bateau moteur et navigation voilier, sur Leucate et Port-La Nouvelle. « Jusqu’à présent, nous avions 175 places sur le littoral, une fois par semaine.

Donc, dans les périodes tendues, printemps et été, les délais pouvaient atteindre plusieurs semaines. Désormais, ils seront réduits », se réjouit le formateur. 

Ce qu’il faut savoir, c’est que l’obtention du permis plaisance « grand public » est soumise à une attestation « pratique » délivrée par le formateur, puis un examen théorique validé (ou non) par un organisme indépendant. 

Les directions départementales des territoires et de la mer (DDTM et les six DDT concernées) continueront d’organiser les sessions d’examen théorique pour les options « hauturière » et « grande plaisance eaux intérieures ».

Ce qui vient de changer, c’est que l’examen théorique est passé de 30 à 40 questions. Cinq erreurs sont toujours admises, l’examen se déroule désormais sur tablette numérique. Selon Yann Héricourt, le taux d’échec (inférieur à 10%) n’a pas changé. En tout cas pour son école. 

En outre, les tarifs (hors école) n’ont pas changé. Seule la répartition entre le timbre fiscal, l’inscription, etc… a été modifiée.

Dont acte. Il y a plus de sérieux, moins de délais. Et des coûts qui restent stables, sachant qu’il faut compter environ 300 € pour la formation en école, puis 108 € pour passer et valider ou non le permis. Toutefois, ces fameux 400 et quelques € peuvent être économisés si le plaisancier acquiert un bateau à voile.

À quand un permis pour les « voileux » ?

Et là, se pose un problème dont la direction des territoires et de la mer et la préfecture maritime, idem pour l’ancien ministère de la Mer comme pour le nouveau secrétariat d’Etat : un voilier ne nécessite ni formation, ni permis pour naviguer. C’est une tradition car la plaisance à la voile a toujours été un loisir responsabilisant.

pas de permis pour les voileux ! un voilier ne nécessite ni formation, ni permis pour naviguer. C’est une tradition car la plaisance à la voile a toujours été un loisir responsabilisant.

Mais les temps ont changé. Et près de la moitié des propriétaires de voiliers (il s’agit d’une estimation) ne savent pas comment hisser ou gréer une toile. Pour beaucoup, il s’agit d’une résidence secondaire qui n’est utilisée que pour des sorties au moteur… Des moteurs dont la puissance est proportionnelle à la dimension, au poids et à la voilure du bateau… 

Serge Pallarès, ancien président de la fédération française des ports de plaisance (désormais vice-président) et président des ports d’Occitanie affirme que lors d’une rencontre prévue en juillet avec le secrétaire général à la Mer, Denis Robin, le dossier sera à l’ordre du jour.

Selon lui, « il est nécessaire qu’une formation obligatoire soit mise en place et ce, d’autant plus que les règles sont communes à tous les usagers ». Idem pour les jet-skis qui sont au cœur de l’actualité ces derniers mois, en matière de conflits d’usage.

jm rédaction Semi-Rigide.fr / PneuBoat

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