Quota de cinq maquereaux : pourquoi les plaisanciers disent stop (vidéo + pétition)
Mi‑février, la ministre déléguée à la Mer et à la Pêche, Catherine Chabaud, a annoncé dans Ouest‑France la mise en place d’un quota de cinq maquereaux par jour et par personne pour la pêche de loisir. Une mesure présentée comme nécessaire pour protéger la ressource. Pour les plaisanciers regroupés au sein de la Confédération Mer & Liberté, c’est tout l’inverse : « la goutte d’eau qui fait déborder le vase ».
Un contexte déjà saturé de contraintes
Depuis deux ans, les plaisanciers voient s’accumuler :
- des restrictions de zones (Natura 2000, ZMEL, ZPP, cantonnements) parfois mal expliquées ;
- des limitations de vitesse et de circulation ;
- des réglementations locales changeantes d’un département à l’autre ;
- des coûts en hausse (ports, carburant, entretien, conformité) ;
- une stigmatisation croissante du plaisancier, souvent présenté comme pollueur ou privilégié.
Dans ce climat déjà tendu, l’annonce d’un quota aussi faible a été perçue comme un symbole : encore une règle de plus, encore sans concertation.
🎣 Pourquoi le quota de cinq maquereaux crispe autant
1. Une mesure jugée déconnectée du terrain
Le maquereau est l’un des poissons les plus accessibles pour la pêche de loisir. Pour beaucoup de familles, c’est la pêche simple, ludique, transmise depuis des générations.
Limiter à cinq poissons par personne revient, selon les associations, à vider de sens une pratique populaire qui n’a jamais été identifiée comme une menace majeure pour la ressource.
2. Une confusion entre pêche professionnelle et pêche de loisir
Les plaisanciers rappellent que :
- la pêche récréative représente moins de 2 % des captures de maquereaux ;
- les prélèvements sont non commerciaux ;
- la pression réelle sur le stock vient d’abord des flottes industrielles.
Pour eux, la mesure est symbolique, mais mal ciblée.

3. Une décision sans concertation
C’est le point central de la colère : les associations affirment n’avoir été ni consultées, ni informées en amont.
Elles dénoncent une gouvernance verticale, où les décisions tombent sans dialogue, alors que les plaisanciers sont des acteurs du littoral, souvent très respectueux des règles et de l’environnement.
✉️ Une lettre adressée à Emmanuel Macron
Face à cette accumulation, la Confédération Mer & Liberté a décidé d’écrire directement au Président de la République.
Dans cette lettre, les plaisanciers expriment :
- un ras‑le‑bol général face aux contraintes successives ;
- un sentiment d’injustice : la plaisance serait devenue un bouc émissaire facile ;
- la volonté d’être reconnus comme partenaires, pas comme adversaires ;
- la demande d’une concertation nationale sur la pêche de loisir et la navigation côtière.
Le message est clair : la plaisance française ne veut plus subir, elle veut participer.
🌊 Pourquoi cette affaire concerne directement les utilisateurs de semi‑rigides
Le semi‑rigide est le bateau :
- des pêcheurs occasionnels,
- des sorties familiales,
- des navigations courtes et fréquentes,
- des zones côtières sensibles.
Autrement dit : toutes les nouvelles restrictions touchent d’abord les semi‑rigidistes.
Le quota de maquereaux n’est qu’un symptôme. Derrière, c’est la question plus large de la liberté de naviguer et de pratiquer la mer qui se joue.
🔍 Ce qui pourrait se passer maintenant
Trois scénarios se dessinent :
- Un durcissement : la mesure est appliquée telle quelle, et d’autres quotas suivent.
- Un ajustement : le gouvernement ouvre une concertation, revoit le quota ou sa mise en œuvre.
- Une mobilisation durable : les plaisanciers s’organisent, d’autres actions collectives émergent.
Dans tous les cas, cette affaire marque un tournant : la plaisance française entre dans une phase où elle revendique sa place dans la gestion du littoral.

La limitation à 5 maquereaux par jour et par pêcheur suscite une vive opposition dans le monde de la pêche récréative.
Malgré les alertes répétées sur les conséquences sociales, économiques et politiques d’une telle mesure pour la plaisance, la ministre chargée de la Mer, Catherine Chabaud, maintient ce plafond strict.
Pour de nombreux pêcheurs, cette décision pénalise injustement la pêche de loisir, dont l’impact resterait marginal (quelques tonnes par an), alors que les pressions principales sur la ressource proviendraient surtout de la pêche industrielle.
Une consultation publique est ouverte.
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